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Vers une économie circulaire

Nettoyer d’une manière plus écologique et durable est un effort commun, car il importe à la fois de savoir comment les produits de nettoyage sont fabriqués et comment les utiliser. Depuis plus de 30 ans l’industrie travaille à rendre les produits d’entretien plus durables.

Afin de réduire au maximum leur impact sur l’environnement, le secteur et les fabricants de produits d’entretien :

  1. Analysent l’ensemble du cycle de vie du produit depuis la formulation jusqu’à sa consommation
  2. S’engagent dans des initiatives fortes en France et en Europe
  3. Se préoccupent de la question du plastique et de l’emballage
LE SECTEUR ET LE DÉVELOPPEMENT DURABLE

Ce qu’imposent les réglementations françaises et européennes

Les principales réglementations sont européennes et s’imposent à tous les fabricants de produits ménagers et d’entretien. Elles ont été édictées pour assurer la sécurité du consommateur et un moindre impact environnemental du produit pendant tout son cycle de vie. Voici quelques illustrations :

  • En vertu du règlement DÉTERGENTS, les tensioactifs contenus dans les produits d’entretien doivent être biodégradables à plus de 60% sous 28 jours. De plus, la réglementation impose une limitation des teneurs en phosphates et autres composés phosphorés dans les lessives et les produits pour lave-vaisselle grand public
  • En vertu du règlement BIOCIDES, si le fabricant met sur le marché un produit biocide (toute substance ou tout mélange, constitué d’une ou plusieurs substances actives qui est destiné à détruire, repousser ou rendre inoffensifs les organismes nuisibles, comme par exemple les désinfectants et/ou les insecticides), il doit évaluer l’ensemble des risques associés à chacun des usages revendiqués du produit, aussi bien au niveau sanitaire qu’au niveau environnemental. Pour cela il s’appuie sur l’ensemble des données scientifiques disponibles : propriétés physico-chimiques, toxicité, écotoxicité ou encore devenir dans l’environnement. Sont également passés en revue le devenir des résidus ainsi que la vérification de l’efficacité du produit.
  • En vertu du règlement CLP, toute mention telles que « non polluant », « écologique » ou toute autre mention qui ne serait pas conforme à la classification vis-à-vis de l’environnement ne doit pas figurer sur l’étiquette ou sur l’emballage du produit
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La nécessaire prise en compte du cycle de vie des produits

De manière générale, l’impact d’un produit sur l’environnement ne se limite pas à la consommation de ressources naturelles. À chacune des étapes de son cycle de vie, un produit a un impact sur l’environnement. Il peut être à l’origine de rejets de substances dans l’environnement (eaux usées, sous-produits, CO2, etc.) qui peuvent polluer l’eau, l’air ou le sol, renforcer le réchauffement climatique et impacter la santé de l’Homme et des autres êtres vivants. Mais l’impact ne se réduit pas à sa production. Une fois vendu, le produit remplit sa fonction, ce qui implique à nouveau une consommation d’énergie, d’eau, etc. Et quand enfin, le produit ne sert plus, son emballage devient un déchet qu’il faut éliminer.

L’Analyse de Cycle de Vie (ACV) d’un produit vise donc à évaluer systématiquement les effets environnementaux du produit de son « berceau à sa tombe », c’est-à-dire d’évaluer les flux (de matières ou d’énergie) entrant et sortant à chaque étape de la vie d’un produit, depuis l’extraction des matières premières jusqu’aux déchets. Les industriels du secteur de la détergence adoptent ces nouveaux process pour fabriquer des produits d’entretien plus durables. La Charte du nettoyage durable lancée en 2005 et mise à jour en 2010 et 2020 en est la meilleure illustration. Elle repose sur l’analyse de cycle de vie du produit et vient garantir au consommateur que celui qui arbore le label répond à des standards de développement durable élevés. Grâce à la charte, l’industrie a réduit par tonne de production depuis 2006 ses émissions de CO2 de 40%, sa consommation d’énergie de 33 % et d’emballages de 32 %  . Aujourd’hui 1,5 milliard de produits mis sur le marché sont conformes aux critères de la charte et 230 sociétés se sont engagées dans la démarche soit une grande majorité du marché.

 

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Ce que l’industrie fait : les progrès et les projets

Les entreprises du secteur ont multiplié les initiatives volontaires souvent au-delà des exigences réglementaires nationales et européennes pour promouvoir la conception de produits respectueux de l’environnement. Pour que l’engagement de la filière se traduise aussi par des actes concrets …

En voici quelques illustrations :

Les Initiatives européennes

  • 1997 : Washright© / best use panels Campagnes d’utilisation durable des produits

La phase d’utilisation des produits représente une part importante de l’empreinte environnementale donc influencer les habitudes des consommateurs est apparu essentiel. C’est pourquoi l’industrie a développé des visuels sur les étiquettes  pour sensibiliser les consommateurs européens aux bonnes pratiques d’utilisation durable des produits et

  • 2006 : projets de compaction (PREP : product ressource efficiency projets)

Le développement de formules plus concentrées a permis de compacter les produits et ainsi de réduire la quantité de matières premières, d’emballages, de déchets, de volumes transportés et donc d’émissions de CO2, sans faire de compromis sur l’efficacité. En cumulé au cours des 20 dernières années, les progrès de compaction ont permis une économie totale de l’ordre de 30 millions de tonnes de produits.

  • 2008 : Cleanright

Un portail d’information européen à destination des consommateurs a été mis en place : www.cleanright.eu

  • 2013 : « Je préfère 30 »

Sensibiliser les consommateurs au lavage à basse température. Cette campagne a été menée en partenariat avec les distributeurs, les fabricants d’appareils électroménagers et le secteur de la mode.  www.iprefer30.eu

Les Initiatives de l’Afise

  • Code de bonnes pratiques

Élaboration d’un  » Code de bonnes pratiques  » reconnu par les autorités.

Expérimentation nationale portant sur l’affichage environnemental. 4 indicateurs (Emissions de gaz à effet de serre, consommation d’énergie, consommation d’eau et production des déchets) sont mesurés grâce à une démarche multicritères qui s’appuie sur l’analyse de cycle de vie (ACV) des produits.

  • ADIVALOR une REP qui a fait ses preuves

Le secteur de la détergence a développé en France une filière de collecte de recyclage et de valorisation de tous les emballages de produits d’hygiène laitière. Aujourd’hui, grâce aux 55 000 utilisateurs professionnels, aux 1300 opérateurs de collecte et aux 330 metteurs en marchés qui financent via une éco-contribution spécifique, 80% des produits d’hygiène agricole sont recyclés. 

  • Label « Proprement Engagés », le label sectoriel RSE

Inspiré de la norme Iso 26000, un référentiel a été construit pour prendre en compte les spécificités de la filière grâce à l’expertise de l’AFNOR et la participation des parties prenantes du secteur (associations, ONG). Le label, délivré par un comité de labellisation, après analyse d’un rapport d’évaluation, vient récompenser les entreprises qui s’inscrivent dans un processus vertueux d’amélioration continue en matière de RSE.

  • Guide des achats biosourcés

Les entreprises du secteur ont développé ce guide pour encourager l’intégration des matières premières biosourcées dans la fabrication des produits d’entretien.

  • Recommandations et bonnes pratiques sur l’étiquetage des lingettes

Le secteur a élaboré avec d’autres organisations des recommandations de bonnes pratiques à destination des industriels pour mieux informer les consommateurs et ainsi éviter que les lingettes soient jetées de manière inappropriée dans les réseaux des eaux usées.

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Zoom sur la question du plastique et de l’emballage

Les engagements chiffrés de la filière : d’ici 2025, l’industrie s’est fixé comme objectif que 100% des emballages en plastique des produits d’entretien ménagers soient recyclables, compostables ou réutilisables, avec au moins 20 % de matière première d’origine recyclée.

En 2018, L’AFISE a rappelé les engagements du secteur au Ministère de l’économie et de l’environnement sur des volumes d’intégration de plastique recyclé par résine dans les emballages. Les entreprises du secteur ont eux aussi pris des mesures individuelles et des engagements chiffrés en matière d’éco-conception, de collecte et de recyclage.