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En période estivale, avec l’arrivée des fortes températures, les moustiques envahissent notre quotidien.  Leurs piqûres, en plus d’être désagréables peuvent causer des démangeaisons. Plus grave parfois, les moustiques peuvent transmettre des maladies infectieuses, notamment le paludisme, le virus du Nil occidental, la dengue, le virus Zika ou encore le chikungunya. Dans ce contexte, les répulsifs et les insecticides fournissent une ligne de défense vitale, utilisée de manière responsable et strictement réglementée en Europe notamment via le règlement Biocides.

Pourquoi sont-ils un problème ?

Les moustiques sont attirés par la respiration, la transpiration, la chaleur corporelle et l’odeur corporelle d’une personne. Les moustiques femelles piquent pour se nourrir de sang, dont ils ont besoin pour avoir leur progéniture. Les moustiques ont besoin d’eau pour se reproduire, un étang ou un lac, une flaque d’eau ou simplement de l’eau stagnante dans un vieux pneu de voiture. Dans les régions les plus froides du nord de l’Europe, on a retrouvé parfois des moustiques porteurs de maladies. Car ils peuvent se déplacer d’un continent à l’autre et l’augmentation des échanges commerciaux a accéléré ce processus. C’est la raison pour laquelle on trouve aujourd’hui en France la présence du moustique Tigre dans près de 58 départements alors qu’il n’existait pas sur le territoire métropolitain il y a 20 ans.

Quelle différence entre répulsifs et insecticides ?

Un insecticide est composé d’une substance active Biocide destinée à tuer et neutraliser le moustique. Le produit est propagé dans l’air au moyen d’une bombe aérosol ou d’un système électrique qui le diffuse à faible dose mais en continu. Les répulsifs, comme leur nom l’indique, ont pour vocation de repousser les insectes mais ne les tuent pas. Ils sont le plus souvent conditionnés en lotion qu’on applique sur la peau.

Comment les éviter ? Conseils pratiques

En plus de l’utilisation de produits insecticides ou répulsifs, il est conseillé d’éliminer les récipients où l’eau pourrait stagner pour éviter le développement des larves. Le moustique-tigre par exemple ne vole jamais loin de son lieu de naissance ; c’est donc la meilleure façon de le contrôler. Éviter tout ce qui pourrait constituer un réservoir propice à la reproduction du moustique comme les récipients, les pots de fleurs, les boîtes de conserve ou tout ustensile dans lequel l’eau ne serait pas changée au moins une fois par semaine. Enfin il faut drainer les terrains pour éliminer la persistance de flaques d’eau et éviter que l’eau ne s’accumule trop longtemps à certains endroits.

Comment les produits sont-ils contrôlés ?

Avant qu’un insecticide ou qu’un répulsif puisse être mis sur le marché en Europe, il doit répondre à des normes strictes de protection et d’efficacité humaine et environnementale prescrits par le Règlement sur les produits biocides (BPR) et être spécifiquement autorisé.

De plus, les insecticides et les répulsifs, doivent être conformes aux normes d’étiquetage avec des exigences supplémentaires à celles qui s’appliquent normalement à tous les produits :

  • Le mode d’emploi, la fréquence d’application et le débit de dose, d’une manière qui est significative et compréhensible pour l’utilisateur
  • Les effets secondaires indésirables et les directives en matière de premiers soins
  • Le mode d’emploi pour l’élimination sécuritaire du produit et de son emballage
  • La durée de la ventilation nécessaire des zones traitées
  • Des informations sur tout danger particulier pour l’environnement en particulier en ce qui concerne la protection des organismes non ciblés
MOUSTIQUES ET INSECTICIDES